Louve réintégra son corps.
Lesprit de Marcus flottait derrière elle. Elle regarda autour delle pour voir
quelle était la situation. Elle vit dabord les cadavres des gardes et des prêtres
de Bâal, baignant dan leur sang. Puis elle vit Faith et le corps du garde occupé par
Malkor. Elle vit également lesprit du père Caldus, entouré des autres moines.
Puis son regard se posa sur Bâal. Il était gigantesque. Des cornes de la
longueur dune épée ornaient sa tête et sortaient de son dos. Sa gueule était
garnie de dents de la taille dun poignard. Sa longue queue garnie de pointes
frappait le sol, faisant voler des éclats de pierre. Il avait fini son incarnation et
sétait libéré des chaînes qui avaient maintenues Marcus prisonnier.
Louve et Marcus rejoignaient les autres quand Bâal, dun bond de
plusieurs mètres, franchit le précipice et atterrit souplement face à Faith, faisant
trembler le sol.
"Tu as échoué, Tueuse." Dit-il dune voix assourdissante.
"Maintenant que je suis là, plus personne ne mempêchera de conquérir ce
monde !"
Tous étaient pétrifiés. Bâal était si impressionnant !
"Laissez-vous faire et votre mort sera rapide... Quoique je préférerai
que vous vous défendiez, parce que jai envie de vous faire souffrir un peu..."
Sur ce, il attaqua Faith. Elle évita de justesse son coup de griffes :
malgré sa grande taille, il était étonnamment rapide.
Bâal sourit, dévoilant ses gigantesques dents. "Bien ! On va pouvoir
samuser un peu..." Et il se lança à corps perdu dans la bataille.
Faith évitait les coups de justesse, et seules quelques petites
égratignures vinrent sajouter à ses nombreuses blessures. Mais les attaques
étaient trop rapides et ne lui laissaient aucune occasion de contre-attaquer.
De son coté, Malkor tentait de frapper Bâal avec son épée, mais sans
résultas : les rares coups atteignant leur cible ricochaient sur sa peau sans le blesser.
Il ne fait pas attention à toi, autant en profiter. Dit Caldus
à Malkor.
Jai rien contre, mais je trouve cette épée légèrement
inefficace...
Soudain lépée se mit à rougeoyer avant de sembraser.
Cest mieux... Remarqua-t-il.
Il frappa Bâal de toutes ses forces. Creusant une longue entaille dans la
queue de Bâal, lui coupant quelques pointes au passage. Le démon rugit de douleur et
dun coup de queue envoya Malkor sécraser contre une colonne.
Mieux. Mais pas suffisant... Conclut-il avant de perdre
connaissance.
Louve et Marcus sétaient lancé conjointement dans un assaut mental.
Mais le gigantesque démon avait un esprit très puissant. Marcus, abandonna rapidement le
combat, dépassé par la puissance mentale dégagée par Louve et Bâal pour aller aider
Faith qui avait probablement plus besoins de lui.
En effet, Faith ne pouvait toujours quéviter les coups, leur vitesse
excluant toute riposte.
Pendant que quelques moines guérissaient Malkor, Marcus et Caldus et le
reste des moines, lancèrent plusieurs sortilèges destinés à protéger Faith et à
accroître sa force et sa rapidité tout en guérissant autant que possible les blessures
quelle avait déjà accumulé, si bien quelle put enfin passer à
lattaque. Ses deux poignards senflammèrent grâce au même sort que Caldus
avait utilisé pour aider Malkor et elle put infliger plusieurs blessures à Bâal. Ces
blessures, bien que légères affaiblissait légèrement Bâal et surtout réduisait sa
concentration, déjà mise à rude épreuve par les assaut physiques et mentaux quil
subissait.
Pendant ce temps, Louve poursuivait son assaut mental, tentant de
déconcentrer Bâal suffisamment pour que Faith puisse lancer une attaque décisive. Mais
la tâche était ardue. En effet, elle ne combattait pas un simple humain, ni même un
humain expérimenté dans les assaut mentaux comme le grand prêtre, mais un démon des
plus puissants ! Vivant depuis des millénaires et luttant contre les autres démons pour
soctroyer une bonne place en enfer, Bâal avait une maîtrise spectaculaire de son
esprit. Et Louve, bien que disposant de pouvoirs immenses, ne les maîtrisait de loin pas
parfaitement.
Ils approchaient lentement mais sûrement de la victoire. Faith, grâce à
ses pouvoirs de Tueuse et aux sortilèges lancés par les moines commençait à prendre le
dessus sur Bâal, dont lattention était accaparée par Louve.
Soudain, Caldus ressenti une immense douleur, tendis que son âme était
aspirée vers son corps.

Au monastère, Caldus seffondra, les mains crispées
sur le couteau qui, planté dans sa poitrine venait daspirer ses forces et son âme.
"Adieux mon père..." Dit Angus, un sourire cruel et avide sur les
lèvres, en retirant le couteau du corps du moine dont il venait de sapproprier
lénergie. "Au suivant !" Dit-il en le plantant dans la poitrine dun
autre moine.
