Louve était avec ses
parents, ils allaient voir le prêtre du village pour lui demander ce quétaient les
étranges dons de Louve.
"Ma fille entends les pensées des gens, est-ce un don de Dieu
?"
"A quoi suis-je en train de penser petite ?"
"Vous pensez que je ne peux pas lire vos pensées..."
"Et là ?"
Louve hésita.
"Vous... Vous pensez que si jai bien ce don... Je..."
"Cest loeuvre du démon ! Cette enfant est possédé !
Il faut lexécuter pour la purifier !"
"Non... Je ne suis pas..."
Louve, compris alors quil ne lui restait quune chose à
faire : senfuir.
Elle courut plus vite quelle navait jamais courut dans sa
courte existence. Elle courut pendant près dune heure. Elle avait réussit à
séchapper de justesse et les gens du village étaient à ses trousses. Ils
sapprochaient de plus en plus. Elle était à bout de souffle. Elle trouva une
petite caverne au pieds dun rocher et parvint à sy cacher et ainsi à leur
échapper.
Elle se trouvait maintenant dans la forêt, avec Faith et Marcus.
Quelle venait de sauver de lattaque des Tueurs Noirs. Elle leur expliqua quels
étaient ses pouvoirs. Il semblèrent réagir calmement, sans la trouver démoniaque.
Regarde bien dit une voix dans sa tête regarde comme
elle se méfie de toi..
Elle regarda Faith.
Oui ! pensa-t-elle, elle se méfie ! Mais cest
normal, on ne se connaît pas...
Elle pense que tu est un monstre... Regarde comme elle se tend
dès que tu esquisse un geste...
Elle dit que mon don est naturel...
Non... Elle tente dendormir ta méfiance pour mieux te
poignarder dans ton sommeil...
Mais peut-être quelle ne me veut pas de mal...
Tue-la pendant quil en est encore temps ! Elle est comme le
prêtre et les gens du village, quand elle saura que tu as vraiment ce don, elle te tueras
!
Louve discrètement posa la main sur une de ses dagues.
Tue-la !
Louve sorti sa dague et leva le bras, sapprêtant à la lancer
sur Faith.
Tue-la !
Louve interrompit son geste. Elle connaissait cette voix dans son
esprit !
Tue-la ! Tue-la !
Soudain elle se souvint de tout : Cétait la voix du grand
prêtre !
"NON !" hurla-t-elle.

Elles reprirent toutes deux
connaissance dans une cellule froide et humide, infestée de rats et de cafards.
"Les prisons du vingtième siècle sont mieux entretenues..."
remarqua Faith.
"Ainsi vous avez survécu à mon sort" remarqua le grand
prêtre de Bâal depuis lautre coté des barreaux. "Vous aurez donc le plaisir
de bénéficier de notre hospitalité jusquà lheure du rituel. Ou vous serez
sacrifiées à Bâal... Il aura sûrement faim en arrivant sur terre !"
Le grand prêtre tourna alors les tallons et sen alla, les
laissant seule avec les rats.
"On est mal barrées..." fit remarquer Faith.