
Quelques jours plus tard.
Après la bataille contre les morts-vivant, ils étaient
retournés jusquau ruisseau, près de leur campement de la nuit, pour soigner leurs
blessures. Les loups étaient partis, le chef de la meute avait regardé Louve dans les
yeux pour un bref salut, puis ils étaient partis : Louve avait de nouveaux amis et ils ne
se sentaient plus le besoins de laccompagner.
Le groupe sétait ensuite remis en route et les jours
suivants sétaient déroules sans problèmes.
"Cest étrange", remarqua Faith,
"auraient-ils renoncé à nous massacrer ?"
"Sûrement pas", répondit Marcus, "Mais je ne
comprends pas quils nattaquent pas ! Nous devrions arriver en vue de leur
repaire dans la soirée, il devraient déjà sêtre manifestés !"
Je ressens une présence hostile ! les alerta Louve.
Tenez-vous sur vos gardes !
Ils continuèrent leur chemin, tous les sens en alerte, sans que
rien ne se produise. Soudain, Faith, qui marchait en tête, sarrêta net, frappée
dhorreur : devant eux, aux branches des grands arbres de la forêt, étaient pendus
des dizaines de cadavres ! Couverts de plaies béantes, les mains coupées, ils se
balançaient au bout de cordes, à un ou deux mètres du sol. Certains étaient encore
frais, le sang de leurs plaies à peine séché, alors que dautres avaient déjà
plusieurs mois et seules quelques lambeaux de chair pourrie et de vêtements déchirés
entouraient encore leur squelette.
"Quest-ce que cest que ça ?"
murmura-t-elle après plus dune minute de silence passée à contempler
lhorreur du paysage qui sétalait devant eux.
"Nous approchons du tempe de Bâal", répondit
simplement Marcus à mi-voix.
"Oui, vous approchez du temple. Mais vous nirez pas
plus loin" dit Dalcan en se matérialisant devant eux. "Je nai rien de
particulier contre vous, mais voyez-vous, on ma payé très cher pour vous tuer !
Alors, vous allez malheureusement devoir mourir... désolé."
"Qui êtes vous ?" demanda Marcus.
"Rien à foutre !" Linterrompit Faith. "Soit
il disparaît dici, soit on le tue !"
"Quelle confiance en soi !", sexclama Dalcan
"Vous ne savez rien de mes pouvoirs et vous êtes déjà convaincue de pouvoir me
vaincre..."
Dalcan esquissa un mouvement quasi imperceptible de la main et
Faith sentit soudain la terreur monter en elle. Pas une simple peur, mais une terreur
incontrôlable qui la paralysa totalement. Mais Louve et Marcus ne perdirent pas une
seconde, instantanément, Louve encocha une flèche et avant même quelle nait
atteint sa cible - le coeur de Dalcan-, elle en pris une autre dans son carquois. Marcus
nétait pas en reste, il incanta et une vague de lumière fondit sur Faith, la
libérant du sortilège de Dalcan. Elle dégaina son arme et fonça sur le sorcier.
La flèche de Louve natteignit jamais sa cible, pas plus
que la deuxième, elles ricochèrent toutes deux sur la barrière noire fluctuante qui
était apparue autour de Dalcan. Tandis que Faith tentait de percer ce mur, Marcus
recommença à incanter. Lorsque soudain, il fût saisi à la gorge, lun des pendus
lui enserrant le cou de ses jambes. Il perdit le fil de son incantation et tenta de se
dégager de létreinte meurtrière du cadavre qui lempêchait de respirer.
Louve voyant que son arc était inutile, le lâcha et dégaina son épée en se
précipitant à son aide. Elle venait de trancher lune des jambes du pendu,
libérant Marcus, lorsque Faith, projetée par la force magique de Dalcan la percuta de
plein fouet.
"Vous navez aucune chance !" se moqua Dalcan,
"vous êtes beaucoup trop faibles !"
"Cest pas encore fini", murmura Faith en
ramassant son arme et en se ruant sur le sorcier.
Alors quelle arrivait à la barrière de magie noire,
celle-ci disparu et Marcus poussa un soupir, ses forces sépuisaient et il ne
pourrait plus lancer quun seul sort. Faith ne perdit pas une seconde et frappa
Dalcan à la poitrine, y ouvrant une traînée sanglante. Dalcan recula sous lassaut
et évita de justesse la dague quavait lancé Louve. Harcelé par Faith et Louve, il
ne pu pas lancer dautre sort et lorsque Marcus acheva le sien, enserrant ses jambes
dans des lianes qui sortirent du sol, il ne pu éviter la dague que Louve lui envoya en
plein coeur. Il mourut avant davoir touché le sol.




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